PO (C1 Sujet) : L’intelligence artificielle

Consigne : DALF C1 Production Orale

(60 minutes de préparation; 8-10 minutes de présentation, 15-20 minutes de débat) :

 

Le candidat tire au sort deux sujets. Il en choisit un. Ensuite, il dispose d’une heure de préparation. Il doit présenter une réflexion ordonnée à partir du thème indiqué et des documents qui constituent le sujet (8 à 10 minutes). Son exposé sera suivi d’un débat avec le jury (15 à 20 minutes). Lors de la passation, les deux parties s’enchaînent, mais vous signalerez au candidat le passage d’une tâche à l’autre.

 

 

Attention :

Les documents sont une source documentaire pour votre exposé. Vous devez pouvoir en exploiter le contenu en y puisant des pistes de réflexion, des informations et des exemples, mais vous devez également introduire des commentaires, des idées et des exemples qui vous soient propres afin de construire une véritable réflexion personnelle. En aucun cas vous ne devez vous limiter à un simple compte rendu des documents.

 

L’usage de dictionnaires monolingues français / français est autorisé.

 

Thème de l’exposé :  L’intelligence artificielle bénéficiera-t-elle à l’humanité ?
Plan complet

  • Introduction
    • (0) Salutations
      • (a) Enchanté de faire votre connaissance
      • (b) Avant de se plonger dans l’exposé, j’aimerais vous remercier d’avoir pris le temps ce matin de me parler d’un sujet
        • (i) qui m’est en effet cher / m’intéresse beaucoup
    • (1) Sujet Amené :
      • (a) Aujourd’hui, j’aborderai dans cet exposé le sujet de [l’intelligence artificielle]
      • (b) Articles :
        • C’est le thème traité dans les articles s’intitulent [“Les 5 débats de l’intelligence artificielle] et [“Dans les hôtels japoinais les robots remplacent déjà les employés].
        • Le Premier a été publié par/sur [RH info] en [Octobre 2017] tandis que le deuxième est paru dans/sur [Le Figaro] en [Juillet 2017]
      • (c) Sommaire :
        • Ces articles analysent  [l’avènement de l’intelligence artificielle] tout en constatant le débat qui fait rage sur [les avantages et les conséquences potentielles de cette technologie de pointe].
        • Optionnel : Pour nous rafraichir les mémoires, nous discuterons de [x]
    • (2) Sujet Posé :
      • À la lumière de [l’importance croissante des machines intelligentes], nous pouvons donc nous demander [quel sera le rôle de l’intelligence artificielle à l’avenir dans noter société]
    • (3) Sujet Divisé :
      • Pour tenter de répondre à cette question,
        • (i) je vais commencer par exposer [les bienfaits pour nos concitoyens  de mettre en œuvre cette technologie]
        • (ii) Avant de m’interroger sur des problèmes [qu’elle pourrait nous poser à mesure que nous l’intégrons]
        • (iii) Enfin, je finirai par démontrer pourtant [que il se peut que ces inquiétudes soient exagérés et qu’il y ait des solutions en réponse à ces soucis]
  • Thèse : Pour commencer, on ne peut pas discuter de [l’intelligence artificielle] sans évoquer [le rôle indispensable qu’elle va jouer et des myriades façons dont elle peut bénéficier à la fois aux travailleurs et consommateurs]
    • (1) En particulier, avec la montée de cette technologie, il ne faut plus que nous fassions des emplois subalternes. En effet, elle peut nous libérer de biens des emploies qui sont répétitifs, non-créatifs, et fastidieux qui exige beaucoup de travail
      • Ex: Par exemple, comme le deuxième article le mentionne, dans les hôtels à travers le Japon, les robots intelligents sont déjà capables de ranger des chambres, nettoyer des toilettes, et même enregistrer des clients
      • Ex: Imaginez une monde où vous ne devez plus faire le ménage de votre maison;
        • D’après mon expérience personnelle, ces travaux me rappelle du travail de Sisyphe. Dès que vous les avez fini, le travail commence de nouveau. Je le trouve, surtout pendant mon enfance, franchement atroce.
      • Grâce à l’intelligence artificielle, les humains n’ont plus besoin de souffrir en faisaient ces tâches subalternes
    • (2) Dans la même veine,  nous pouvons dorénavant nous concentrer sur les poursuites créatives qui font avancer l’humanité
      • Ex: C’est-à-dire qu’au lieu de faire le ménage et d’autres tâches fastidieuses, nous pouvons nous consacrer à de grandes poursuites comme l’écriture, la poésie, les beaux arts, le voyage, entre autres
    • (3) Qui plus est, l’homme peut continuer à tirer profit de l’intelligence artificielle afin de résoudre de grands problèmes auxquels l’humanité fait face de nos jours
      • Ex: Nous pouvons exploiter ces outils pour nous aider à découvrir des solutions pour les maladies mortels comme le cancer. En effet, ces outils se sont déjà avérés efficace dans cette domaine. Nous les avons utilisés pour découvrir de nombreuses thérapies contre des malades graves
  • Antithèse : Or, alors que nous avons constaté[les bienfaits clairs de ces machines intelligentes], nous ne saurions nier[des inquiétudes importantes concernant ces outils]
    • (1) Primo, la montée d l’intelligence artificielle pourrait engendrer une immense destruction d’emplois]. D’ailleurs, nous avons déjà vu cette destruction d’emploies commencer dans certaines industires.
      • Ex: En termes concrètes, il se peut qu’il n’y ait plus besoin de personnes pour faire le ménage, conduire le bus, travailler aux usines. Donc, nous pourrions voir tous ces emplois disparaître au cours d’une génération
    • (2) Secundo, en conséquence de l’élimination de ces emploies, notre société pourrait faire face à un taux de chômage exorbitant
      • Ex: Personnellement, si j’était conducteur d’un bus, ou ouvrier dans une usine, ou même un cassier à un restaurant, je m’inquiétais beaucoup de mon avenir et ma capacité à prendre soin de ma famille et à gagner ma vie désormais
  • Synthèse : En tenant compte de [ces inconvénients et ces soucis] nous devons nous demander si [notre société peut surmonter ces problèmes et exploiter l’intelligence artificielle dans une manière qui bénéficie à tout le monde]
    • (1) Nonobstant ces soucis susmentionnés, je dirais que  la destruction créative est une partie naturelle de l’économie. C’est-à-dire, la nouvelle technologie disruptive va forcement bouleverser et basculer le statu quo ante. Si non, elle ne serait pas considéré comme la nouvelle technologie disruptive !
      • Ex: À titre d’exemple, jadis, l’essor de la presse signifiait qu’il n’y avait plus besoin de scribes. L’avènement de l’ordinateur signifiait qu’il y avait moins besoin de secrétaires. Idem pour la photocopieuse et les dactylos, les tracteurs et les agriculteurs, machine à laver et femme de ménage
        • j’ajouterais que Souvent ces découvertes n’efface pas entièrement tout besoin pour ces emplois, mais Néanmoins elles le réduisent considérablement
    • (2) En outre, nous pouvons introduire certaines solutions pour adoucir ces inquiétudes
      • Ex: Une solution auquel des experts se réfèrent est le revenue Universal de base. De telles allocations pour ceux qui perdent leurs emplois pourraient s’avérer indispensable dans un avenir où les machines intelligentes remplacement de nombreux emplois peu qualifiés
    • (2) Finalement, n’oublions pas que [ces individus peuvent se recycler et trouver d’autres emplois qui sont plus épanouissants !
      • Ex: En effet, j’estime que [un cassier à McDonalds n’aurait plus besoin de travailler à un travail monotone. Il pourrait poursuive une carrière plus intéressantes après s’être reconverti, ou poursuivre un diplôme à l’université dans une nouvelle domaine.
  • Conclusion
    • Synthèse :
      • Pour conclure, nous avons examiné [les avantages de l’intelligence artificelle] avant d’aborder les problèmes que [la prolifération de cette technologie] pourraient engendrer [pour un large éventail de travailleurs].
      • Néanmoins, nous avons vu que [il y a sans aucune doute des solutions éventuelles afin que nous puissions améliorer ces soucis]
    • Réponse (Boucler la boucle) :
      • Pour boucler la boucle et répondre à la question originale, in fine il est devenu clair que les bienfaits l’emportent sur [les couts ] tout bien considéré.
      • En fin de compte, Je tiens à dire que l’intelligence artificielle va améliorer nos vies quotidiennes et jouera un rôle indispensable dans notre société de l’avenir
        • Elle peut nous libérer du travail manuel et des tâches monotones, augmenter notre productivité, nous aider à découvrir de nouvelles thérapies, tout en nous permettant de suivre des poursuites plus épanouissantes
    • Ouverture :
      • Ce débat nous amène à poser la question de savoir ce que nous pourrions mettre en œuvre pour aider ceux qui ont des emploies qui pourraient être remplacé par des machines
    • Fin :
      • Voilà, j’ai terminé mon exposé. Merci de m’écouter, je suis prêt à répondre à vos questions pour le débat

Texte 1 : Les 5 débats de l’intelligence artificielle

Le 28 mai 2017, Alphago, l’intelligence Artificielle de Google remporte sa troisième manche contre Kee Ji, le numéro 1 mondial de Jeu de Go. Une première mondiale qui illustre la véritable percée de l’intelligence artificielle depuis la mise au point du deep learning. Et pourtant, dès le lendemain Google annonce mettre son champion à la retraite et consacrer ses efforts à des travaux plus utiles pour l’humanité. En effet, ce sont 20 à 30 milliards de dollars que les géants des technologies investissent pour faire avancer la recherche. Si l’effervescence scientifique ne fait aucun doute, si les premiers usages commencent à se concrétiser dans nos vies avec les assistants personnels, les questions restent néanmoins nombreuses et divisent nos élites. Petit tour d’horizon en 5 débats.

Le débat philosophico-scientifique : qu’est-ce que l’intelligence ?

Une question pour le moins passionnelle est celle de savoir si l’on pourra un jour imiter, voire dépasser l’intelligence humaine. C’est le fameux point de singularité défendu par le controversé Ray Kurzweil : le point d’inflexion au-delà duquel les hommes seront dépassés par les robots, de sorte que le progrès ne sera alors généré que par des supra-intelligences. Le directeur de l’ingénierie de Google situe ce point d’inflexion aux alentours de 2040-2050. Les scientifiques qui doutent de cet excès d’enthousiasme technologique critiquent la robustesse méthodologique du modèle d’explosion de l’intelligence. D’autres argumentent sur l’incapacité de toute IA à reproduire la spécificité de l’intelligence humaine : la créativité, la conscience de soi, l’émotion, la communication non verbale mais aussi la capacité d’adaptation ne sont pas imitables et feraient échouer les IA au célèbre test de Turing.

Le débat éthique : faut-il s’inquiéter du transhumanisme ?

La conviction des transhumanistes est qu’il faut passer d’une logique de réparation du corps humain à une logique d’amélioration de manière à éradiquer définitivement la maladie, voire le vieillissement. En 2014, Bill Gates, Elon Musk et Stephen Hawking se sont émus publiquement du fait que l’IA pouvait mener à la fin de l’humanité si la recherche n’était pas encadrée strictement. En France, des personnalités comme Luc Ferry ou Laurent Alexandre s’inquiètent du risque de dérive éthique et brandissent la menace d’un meilleur des mondes à la Huxley. Le futurologue Joël de Rosnay se fait plus rassurant, préférant parler d’hyperhumanisme. Pour lui, l’homme au cerveau augmenté n’est rien d’autre que la continuité de ce que l’homme a fait pour son propre corps, à savoir l’assister dans les tâches fastidieuses de son quotidien.

Le débat économique : création ou destruction d’emplois ?

Robot avocat, journaliste, enquêteur, médecin, chauffeur… Toute tâche qui nécessite de traiter une grande masse d’informations à synthétiser, recouper pour identifier, calculer, déduire ou encore décider est inévitablement menacée de robotisation. Les dernières études estiment que 10% des emplois présentent un risque élevé (sur 90% de leurs tâches) de substitution par les intelligences artificielles. Mais l’impact à long terme est vu de manière plus ou moins optimiste par les économistes. Pour Daniel Cohen ou encore Jéremy Rifkin, on peut s’attendre à très peu de création d’emplois car le substitut de valeur se fait dans le même secteur d’activité, celui des services, rognant ainsi les emplois intermédiaires de la classe moyenne. Nicolas Bouzou rappelle que, comme le furent l’invention de la vapeur ou de l’électricité, l’intelligence artificielle est une « general purpose technology » qui aura un impact sur l’ensemble de l’économie. Il estime donc que ce n’est qu’après plusieurs décennies seulement que l’on pourra juger des innovations secondaires créatrices d’emploi.

Le débat juridique : faut-il une personnalité juridique à l’intelligence artificielle ?

Les partisans de la création d’une personnalité juridique font le parallèle avec la personnalité morale des entreprises, qui n’exclut pas celle des personnes physiques. Pour d’autres, faire payer les robots, c’est risquer de faire l’économie de l’enquête. Or la vraie question semble être aujourd’hui de s’assurer d’une possibilité de contrôle des intelligences artificielles. Laurence Devillers édicte 11 commandements pour les robots comme par exemple la traçabilité des algorithmes (« tu pourras toujours m’expliquer tes comportements si je te le demande ») et leur contrôle (« tu seras régulièrement contrôlé pour évaluer ce que tu as appris »).

Le débat sociétal : que devient le travail dans un monde de robots ?

La fragmentation du travail intellectuel en tâches, déjà entamée par l’ubérisation via le modèle des plateformes, va s’accélérer avec la robotisation. Les experts s’accordent à dire que la logique de poste de travail où des salariés en CDI sont rémunérés en fonction du nombre d’heures accomplies n’a plus de sens dans ce monde post-révolutions numériques. Les métiers vont devoir tous évoluer pour apprendre à travailler avec l’IA, d’où un enjeu crucial de formation et d’accompagnement des salariés. Jean-Gabriel Ganascia évoque une évolution du travail au sens initial « labor » vers la notion chère à Hannah Arendt de travail « œuvre », où l’homme va exercer toute sa puissance créatrice et émotionnelle. Identifier, reconnaître les différentes formes de contribution sociétale (écrire sur Wikipédia, accompagner un proche malade, être membre d’une association, prendre des nouvelles des enfants d’un client…) et les valoriser seront des sujets majeurs, malheureusement trop vite évacués par la solution politique d’un revenu universel.

Source : RHinfo, Caroline Faillet, 05/10/2017

 

Texte 2 : Dans les hôtels japonais, les robots remplacent déjà les employés

Pour faire face à la pénurie de main d’œuvre qui touche le secteur des services au Japon, plusieurs hôtels sont désormais tenus par des robots.

À Urayasu, près de Tokyo, 140 robots et machines «travaillent» dans les six étages de l’hôtel Henn na. Ramassage des ordures, machines porteuses de valises, robots multilingues pour permettre aux clients de s’enregistrer: tout est fait pour accueillir les voyageurs dans les meilleures conditions possibles. Chaque chambre est même équipée d’un robot baptisé «Tapia», un «compagnon de vie» conçu par l’entreprise japonaise MJI Robotics et capable de converser. L’établissement, inauguré en mars 2017 et détenu par le groupe H.I.S. – l’une des plus grandes agences de voyage du pays-, compte une centaine de chambres. Mais avec la présence des robots, seuls sept employés sont nécessaires. Le prix d’une nuit d’hôtel s’élève à 17.000 yens, soit l’équivalent de 130 euros.

Et la robotisation des hôtels tend à s’étendre dans l’archipel nippon. Dans le premier hôtel géré par des robots, ouvert en 2015 et situé près de Nagasaki, les employés humains se font tout aussi rares. Une concierge humanoïde accueille les clients en japonais tandis que son collègue, un dinosaure robot, indique en anglais ou en japonais comment s’enregistrer. Mis à part le système de surveillance et le changement des draps, qui restent assurés par des employés humains, les robots s’occupent de tout. Autre particularité, l’hôtel – également détenu par H.I.S. – n’utilise pas de clés pour les chambres, mais un système de reconnaissance faciale.

Pallier le manque de main d’œuvre

Au Japon, les robots constituent une innovation cruciale. Car si l’intelligence artificielle et la robotisation ne cessent de se développer dans plusieurs pans de l’économie, c’est notamment pour compenser la raréfaction massive des travailleurs que subit l’archipel. Avec un taux de chômage tombé à 2,8% en avril, chaque demandeur d’emploi se voit proposer en moyenne 1,48 offres. Du jamais vu depuis les années 1970. Le secteur des services, particulièrement touché par cette pénurie de main d’œuvre, voit donc dans l’émergence des robots un moyen de soutenir sa croissance.

Le système semble en tout cas faire ses preuves dans l’hôtellerie, puisqu’un troisième hôtel Henn Na, tenu lui aussi par des robots, ouvrira ses portes le premier août prochain à Gamagori. Compte tenu des avantages financiers qu’offre le modèle, le groupe H.I.S. ambitionne d’ouvrir une centaine d’établissements similaires dans les prochaines années.

Source : Lefigaro.fr, Emmanuelle Oesterle, 27/07/2017