
Épreuve n°1 : Synthèse de documents
Vous ferez une synthèse des documents proposés, en 220 mots environ (+/- 20 mots). Pour cela, vous dégagerez les idées et les informations essentielles qu’ils contiennent, vous les regrouperez et les classerez en fonction du thème commun à tous ces documents, et vous les présenterez avec vos propres mots, sous forme d’un nouveau texte suivi et cohérent.
Attention :
– vous devez rédiger un texte unique en suivant un ordre qui vous est propre, et non mettre deux résumés bout à bout ;
– vous ne devez pas introduire d’autres idées ou informations que celles qui se trouvent dans les documents, ni faire de commentaires personnels ;
– vous pouvez bien entendu réutiliser les mots-clés des documents, mais non des phrases ou des passages entiers ;
– le respect de la consigne de longueur fait partie intégrante de l’exercice.
Dans le cas de non respect, on appliquera une correction négative : 1 point de moins par tranche de 20 mots en plus ou en moins.
Règle de décompte des mots : est considéré comme mot tout ensemble de signes placés entre deux espaces. «c’est-à-dire » = 1 mot; «un bon sujet
Épreuve n°2 : Essai argumenté
Dans un magazine familial, vous lisez un article sur le projet du ministère de la santé de donner plus de liberté aux industriels de l’agroalimentaire de varier et limiter l’étiquetage nutritionnel. Vous n’êtes pas d’accord avec cette décision et écrivez au courrier des lecteurs pour exposer votre point de vue argumenté (environ 250 mots)
Synthèse
Le système d’étiquetage s’améliore pour le consommateur moderne
De nos jours, il y a plus de demande et d’exigence que jamais pour mieux clarifier l’étiquetage nutritionnel. Tout d’abord, le consommateur moderne est très informé à propos de sa santé et a tendance à prioriser une bonne alimentation. D’ailleurs, 58,4% des Français ont déclaré qu’une haute qualité nutritionnelle est un facteur auquel ils sont attentifs lorsqu’ils sélectionnent leurs aliments. Qui plus est, un nombre croissant de Français sont allergique à certains aliments. Pour ces personnes, il est indispensable qu’ils connaissent les ingrédients présents dans leurs aliments.
En tenant compte de cette besoin en hausse, le gouvernement français et l’Union européenne interviennent pour améliorer l’étiquetage nutritionnel. En France, des fonctionnaires, en partenariat avec les représentants des industriels de l’agroalimentaire, examinent de nouveaux systèmes d’étiquetage. À travers ces changements, ils souhaitent non seulement s’assurer que les consommateurs soient plus conscients de leurs choix alimentaires, mais aussi que de tels changements les poussent à acheter des produits plus sains. Par ailleurs, des fonctionnaires européens ont mis en vigueur une directive (« EU FIC ») nécessitant l’affichage des agents allergènes pour tous les produits alimentaires.
Cependant, la mise en application de ces décrets a rencontré de nombreux problèmes. Pour commencer, l’EU FIC n’est pas à la hauteur des attentes. En effet, une étude a révélé que 75% des fournisseurs de produits alimentaires ne pouvaient pas donner l’information suffisante sur leurs documents. Concernant l’étiquetage nutritionnel, le comité responsable en France fait face à des conflits internes au sein desquels des chercheurs questionnent l’impartialité des représentants des industriels.
Essai Argumenté
Une décision périlleuse pour la santé de notre nation
Je suis persuadé de ne pas être seul quand je dis que je me suis trouvé choqué en apprenant dans ce journal que le ministre de la santé compte assouplir la réglementation concernant l’étiquetage nutritionnel. Ses actions, qui vont de façon flagrante à l’encontre de notre crise de santé publique, me poussent à me demander s’il cherche à agir dans le meilleur intérêt des Français ou de l’industrie agroalimentaire. Sa décision est non seulement éthiquement discutable, mais je crains également qu’elle ne compromette la santé des générations futures de notre pays.
Tout d’abord, nous ne saurions oublier que la nourriture comprend actuellement plus de produits chimiques que jamais, que ce soit pour la conserver, lui ajouter du parfum, en changer la couleur, ou la produire de manière moins coûteuse. La proposition du ministère permettrait aux fabricants d’aliments de dissimuler ces additifs potentiellement néfastes, nous laissant, en tant que consommateurs, incapables de discerner ce que nous mettons dans nos corps.
En outre, cette réglementation pourrait mettre en péril les progrès que nous avons accomplis pour réduite le taux d’obésité dans notre pays, actuellement à 15% à présent, ce qui représente une baisse par rapport aux 20% voici une décennie. À la suite de ce changement réglementaire, il se pourrait que nous devions deviner à quel point nos aliments sont caloriques. De plus, des fabricants pourraient enrichir notre nourriture en gras, en sel, et en sucre à notre insu.
Ce qui m’effraie davantage, c’est le danger réel que cette proposition représente pour ceux qui souffrent d’allergies. De nombreuses personnes qui ont des allergies alimentaires vivent d’ores et déjà dans un état constant de peur. Pour certains présentant des allergies sévères, chaque dîner au restaurant ou déjeuner à la cantine peut provoquer un voyage à l’hôpital. En donnant aux fabricants la liberté de ne pas inclure l’étiquetage nutritionnel et la liste des ingrédients, ni les restaurateurs ni les individus ne peuvent plus être certains quels allergènes soient présents dans leur nourriture.
Il va sans dire que ce projet du ministère de la santé serait une catastrophe pour notre santé ainsi que notre sécurité. Selon moi, le ministère devrait plutôt renforcer les réglementations pour faciliter l’accès à l’information nutritionnelle pour les consommateurs. Certains disent que le bonheur réside dans l’ignorance. Dans ce cas, l’ignorance peut entrainer la mort…
(Nombre de mots comptant le titre = 398)
Les Textes


Source : Le DALF C1-C2 100% réussite – Didier